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MERCEDES BENZ

E. est un homme de goût qui aime la vitesse et les belles voitures. Il n’en possède pas mais les loue. Ainsi il peut tester différents modèles au gré de son humeur et de ses déplacements. Le soir où nous nous sommes vus E. avait choisi une Mercedes Benz noire aux vitres fumées. Nous nous connaissons depuis 4 mois et il a toujours la même rigueur celle de venir me chercher et de me raccompagner. Cette nuit était chaude, nous avions été dans le magnifique restaurant japonais TOYO rue Jules Chaplain . J’avais ce soir-là une robe de mousseline noire aussi aérienne que le repas que nous venions de prendre. Était-ce l’alcool de prune ou les regards d’E. sur moi qui me donnaient des envies sensuelles ? E. adore mes jambes et une fois assise à ses coté dans son vaisseau noire il commença à me les caresser… J’avoue qu’il y a dans la vie des choses très minimalistes qui provoquent un plaisir fou. La voiture, le cuir des sièges, l’odeur de son parfum, la nuit, ma pose lascive. Tout cela me grisait. Sourire faussement ingénue aux lèvres et yeux mis clos,  je me détendais au fur et à mesure que ses mains remontaient le long de ma cuisse. Puis n’y tenant plus je la guidait entre mes jambes. E. me connaissait bien et savait comment me faire partir. J’étais humide de désir et mon corps était chaud. Prise d’un flagrant désir j’ouvrais encore plus les jambes, mes talons tentant de trouver une prise sur l’habitacle. Je voyais la route, la lune jaune grosse comme une orange, les bandes blanches, la vitesse, le silence et la nuit magnétique. Ma respiration s’accélérait, mes seins pointaient, je cambrais les reins sous ses doigts. Et ce qui était le plus excitant c’était de voir E. concentré sur sa conduite et sur mon sexe en même temps. A un moment il mit ses doigts dans sa bouche pour m’humidifier encore plus, il écarta la dentelle qui couvrait mon pubis et revins à la charge. J’avais envie de tout, j’avais le vertige et ça me rendait dingue. J’avais envie qu’il m’arrache ma robe et qu’il me prenne. Le seul bruit était ceux de mes soupirs et de mon sexe mouillé sous ses doigts. Je commençais à perdre la tête, la jouissance vint fulgurante comme une collision dans mon corps. Mon cri et ma tête renversée sur le siège s’étouffaient dans le vaisseau noir. Apres le crash les bandes blanches et le bitume restaient toujours les mêmes, impassibles. Je fermais les yeux pour retrouver mes esprits. Mon sourire espiègle s’était transformé en sourire apaisé… Petite mort. La nuit n’en saura rien…

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